Romain Gary, iconoclaste et romancier de génie, multiple et mystificateur, seul écrivain ayant reçu deux fois le prix Goncourt, publie en 1976 aux éditions Gallimard un livre qui prend la forme d’un entretien fictif avec un journaliste, ami d’enfance de l’auteur. Drôle et infiniment touchant, ce texte nous emmène au cœur du personnage. Tout de noir vêtu, Jacques Gamblin nous raconte la saga de Gary. Tout y passe : la mère castratrice, les femmes, les rencontres avec De Gaulle, la vie de diplomate, la hantise de la mort et de la vieillesse. On sort du texte bouleversé, amusé, presque rendu meilleur par ce contact avec une telle force de vie. Et l’on regrette alors de ne pouvoir rencontrer cet homme-là. Restent ses mots. Et Jacques Gamblin qui nous les confie…

La Grande Classe. Justesse de l’interprétation et puissance du texte sont bel et bien là d’un bout à l’autre de ce spectacle. Libération