Sept ans après son dernier album, Christophe signe un magistral retour.

Paru au printemps 2016, le treizième album studio de Christophe, Les Vestiges du chaos, atteste après une longue attente le retour en grâce du petit prince de la nuit. Treize nouveaux chapitres, acclamés par des critiques élogieuses, où le dandy septuagénaire délivre le fruit de ses fécondes insomnies. Des airs envoûtés de mélancolie composés par un génie discret qui depuis le secret de son alcôve parisienne ouvrage patiemment à sa musique et ses mots. Aussi pour décrire ses sentiments, plusieurs paroliers l’auront secondé dans l’expression. En premier lieu, Jean-Michel Jarre, l’ami de quarante ans, déjà auteur dans les années 70 des disques fondateurs des Paradis perdus et des Mots bleus. Pour marquer ces retrouvailles, le pionnier des musiques électroniques aura donc signé le texte des Vestiges du chaos. Cinq minutes électriques sur trame de saxophone décharné qui auront inspiré au chanteur le titre de cet album hors du temps. Une odyssée intérieure et imaginaire où dominent des romances désarmées (Dangereuse, Ange sale, Stella Botox…) et un pudique hommage à l’ami perdu (Lou). Des émois doux de la mémoire que psalmodie Christophe sur des collages sonores minimaliste et sobre. Suite de fragiles beaux bizarres que l’artiste nous incline à déchiffrer. Dès lors, abandonné à ses chansons en pointillées, il nous invite à faire la moitié du chemin et à le rejoindre dans sa rêverie. Un appel au désir que nous adresse cet inclassable interprète à l’univers musical si riche et dont la sensibilité à fleur de peau provoque le si doux frisson.

Médias

© Lucie Bevilacqua

Presse

Un album élégant et fascinant.

Le JDD