Une mouette d’après Tchekhov
Quatre rôles pour deux acteurs

Une mouette d’après Tchekhov
Quatre rôles pour deux acteurs

production-reprise

Reprise 2019

 

Invention théâtrale Christian Rist
Narration / espace / lumière

avec
Laure Wolf Nina / Arkadina
Lionel Monier Kostia / Trigorine

habits et objets Anne Lecut
texte d’après La Mouette d’Anton Tchekhov

 

Production déléguée Maison de la Culture d’Amiens – Pôle européen de création et de production
En tournée décentralisée dans la Région Hauts-de-France, en partenariat avec La Comédie de Picardie

campus

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TOURNÉE 2018–2019

Salle de l’Eden, Hirson (02)
le 1er février 2019

Montreuil-sur-mer
le 2 mars 2019

 

Présentation

Dix ans après Le Mort de Georges Bataille, Christian Rist et ses camarades reviennent avec cette Mouette, réduite à une épure pour deux acteurs. Ils abordent la pièce à main nue, comme une méditation sur la possibilité même du théâtre. Ici Arkadina et Trigorine sont Nina et Kostia, et vice-versa. Aux frontières ténues de l’acteur et du personnage, Laure Wolf et Lionel Monier, d’une réplique à l’autre, croisent leur double, changent imperceptiblement d’identité et d’âge. Dans une intimité de jeu sans coulisses, c’est de plain-pied qu’ils confient au public les questions essentielles qui sont les leurs et celles du théâtre : fidélité ou trahison vis-à-vis de soi et des autres, gloire ou vanité de l’idéal et de l’art. Un choix de théâtre pauvre, les moyens techniques d’une petite forme, pour cette invention théâtrale d’après Tchekhov, visant à l’essentiel et prête aussi à toucher en plein cœur des publics hors-circuit.

 

Mot du metteur en scène

Saisissons-nous de La Mouette comme d’une étude théâtrale pour deux acteurs. Elle jouerait Nina/Arkadina, lui Kostia/Trigorine. Ils réuniraient le public autour de cette attente, dans un espace nu, sans décorum, mais plein de leur désir, désir de théâtre. Voici le mystère de l’incarnation, dans tous ses états.
Du fait même de cette réduction, de cette démonstration poétique, voici dans le jeu de leur apparition-disparition, les thèmes de la pièce, offerts au partage d’une méditation intime et se répondant en miroir, comme musicalement : l’art sublime et la vie prosaïque ; le fol espoir de la jeunesse et les démissions nonchalantes de l’âge ; la gloire, sans rapport avec le mérite ; l’illusion de se trouver dans son autre ; le courage et la peine de vivre ; l’amour impossible et inévitable ; que sais-je ?
Voici aussi enfin l’occasion d’un dévoilement concerté, précis, désarmé et sincère, du travail de l’acteur sur lui-même, sur son double, sur son rêve de théâtre.

Christian Rist

 

Christian Rist

Repetition publique de UNE MOUETTE

Christian Rist apprend son métier avec Marcel Bozonnet, Brigitte Jaques, Patrice Chéreau, Roger Planchon, Bruno Bayen et surtout Jean-Marie Villégier. En 1982, il fonde le Studio Classique, un atelier d’entraînement pour acteurs professionnels, dédié à une reconquête et redéfinition du répertoire classique et contemporain de l’acteur dans la langue française. Il crée Les Amoureux de Molière (1985), Le Générique du Drame de la vie de Valère Novarina (1986), La Veuve (1990), Le Misanthrope (1991). De 1984 à 1986, il est l’assistant de Giorgio Strehler sur L’Illusion comique de Corneille. En 1993, au Théâtre National de Chaillot, Christian Rist monte, en co-direction avec Denis Podalydès, Les Fausses Confidences de Marivaux puis, pour la Comédie Française au Vieux-Colombier en 1995, Le Square et Le Shaga de Marguerite Duras. En 1996, Christian Rist crée avec succès au Festival d’Avignon Ne tue ton père qu’à bon escient, puis en 1997 Solomonie la possédée, suivi de Six Métamorphoses d’après d’Ovide. Pour ce dernier spectacle, puis pour La Légende de Saint Julien l’Hospitalier, de Flaubert, il invente avec Sophie Morin une scénographie circulaire qui réunit le comédien et l’auditoire dans l’espace intime et onirique. En 1998, il monte Comédie et Pas moi de Samuel Beckett, et en 2000, L’Aminte du Tasse pour l’Auditorium du Louvre dans une traduction du XVIème siècle. En 2002, il monte Phèdre de Racine avec Véronika Varga, créé à la Maison de la Culture de Bourges en 2002. Christian Rist s’installe à Strasbourg, où il enseignera au Conservatoire jusqu’en 2014. En 2013-2014, il tient le rôle de Montaigne dans le spectacle Voyage en Italie, mis en scène par Michel Didym, d’après les Essais de Montaigne et son Journal de voyage en Italie.

 

© Pascal Gely
© Pascal Gely
© Pascal Gely
© Pascal Gely

Captation complète sur demande auprès de :

c.dubois@mca-amiens.com ou m.bouchentouf@mca-amiens.com

technique

Montage : un service
Espace minimum nécessaire : 5 m x 8 m
Ce spectacle peut être présenté dans des lieux non équipés. Il n’y a pas besoin d’accroche ni de faire le noir.
Besoins : 80 chaises et un branchement électrique
5 personnes en tournée
Durée 1h25