Heptaméron, récits de la chambre obscure

Heptaméron,
récits de la chambre obscure

creation_production

création 2019

 

D’après L’Heptaméron de Marguerite de Navarre et la musique de Claudio Monteverdi, Luca Marenzio, Benedetto Pallavicino, Carlo Gesualdo, Michelangelo Rossi, Biagio Marini
Mise en scène Benjamin Lazar
Direction musicale Geoffroy Jourdain
Scénographie Adeline Caron
Costumes Adeline Caron et Julia Brochier
Lumières Mael Iger
Maquillages et coiffures Mathilde Benmoussa
Images Joseph Paris
Assistant mise en scène et dramaturge Tristan Rothhut
Avec Fanny Blondeau, Geoffrey Carey, Malo de La Tullaye
et Les Cris de Paris :  Virgile Ancely, Anne-Lou Bissières, Stéphen Collardelle, Marie Picaut, William Shelton, Luanda Siqueira, Michiko Takahashi, Ryan Veillet
© Simon Gosselin
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Production Maison de la Culture d’Amiens – Pôle européen de création et de production (production déléguée), Compagnie le Théâtre de l’Incrédule, Les Cris de Paris

Coproduction Théâtre de Liège, MC2: Grenoble, Trident – Scène nationale de Cherbourg-en-Cotentin, Théâtre de Caen, Opéra de Reims, Théâtre de Chelles
En partenariat avec le Centre des Arts d’Enghien-les-Bains – scène conventionnée
Avec le soutien de La ViIlette, Paris et de la Spedidam
Décor et costumes réalisés dans les ateliers du Théâtre de Liège

Le Théâtre de l’Incrédule bénéficie du soutien du Ministère de la Culture – DRAC de Normandie.

Les Cris de Paris sont aidés par le Ministère de la Culture – DRAC d’Île-de-France, la Région Île-de-France et la Ville de Paris. Ils sont soutenus par la Fondation Bettencourt Schueller et par Mécénat Musical Société Générale. Les Cris de Paris bénéficient également d’un soutien annuel de la Sacem et de Musique Nouvelle en Liberté.

 

 

Saison 2018-2019

La Maison de la Culture, Amiens
du 14 au 18 janvier 2019

Le Théâtre des Bouffes du Nord, Paris
du 1er au 23 février 2019

L’Opéra de Reims
les 1er et 2 mars 2019

Le Théâtre de Caen
les 12 et 13 mars 2019

Le Trident, Scène nationale de Cherbourg-en-Contentin
les 18 et 19 mars 2019

Le Théâtre d’Angoulême
les 22 et 23 mars 2019

Le Théâtre de Liège
du 31 mars au 4 avril 2019

 

Présentation

Après l’éblouissante Traviata / Vous méritez un avenir meilleur, Benjamin Lazar retrouve ici un complice de longue date, le chef Geoffroy Jourdain, pour une nouvelle création aux frontières du théâtre et la musique.
Il explore un chef-d’œuvre de la Renaissance, L’Heptaméron de Marguerite de Navarre, sœur de François 1er.  Dans cette adaptation contemporaine, les récits d’amour du XVIème siècle s’enchevêtrent aux récits actuels, au son des poèmes chantés que sont les madrigaux baroques italiens, révélant ici toute leur force théâtrale.

 

Mot du metteur en scène

Marguerite de Navarre s’est inspirée de l’italien Jean Boccace et de son Décaméron pour écrire son magnifique Heptaméron. Dans ce livre que la mort de son auteur, en 1549, laissa inachevé, un groupe d’hommes et de femmes, confinés par des pluies diluviennes, décide, pour passer le temps, de se raconter des histoires amoureuses aussi captivantes que dramatiques, et toutes véritables.
Chef-d’œuvre de la littérature du XVIème siècle, l’Heptaméron est aussi une formidable machine théâtrale, où chaque récit invite à une façon nouvelle d’investir la scène et de passer de la narration à l’incarnation. Ces Récits de la chambre obscure mêlent les histoires et le style de Marguerite de Navarre aux langues et aux récits personnels portés par les douze acteurs et chanteurs de la troupe.
La scène évoque la chambre obscure du peintre, celle de l’imagination et de la mémoire. Elle est aussi une chambre d’échos : y résonnent des madrigaux italiens de Monteverdi, de Rossi et de Gesualdo, entre autres. Ces poèmes chantés, aux prémices de l’opéra,  répondent aux histoires et démultiplient soudain la voix des narrateurs dans des séquences oniriques. Au fil des récits et des musiques, la scène devient un lieu de voyage constant et imprévu entre les époques, entre la parole et le chant, entre le XVIème et le XXIème siècle et entre la réalité et l’imagination.
Benjamin Lazar

 

Mot du directeur musical

Au tournant des XVIeme et XVIIeme siècles, le genre du madrigal, le plus souvent élaboré à cinq parties vocales, constitue le laboratoire exubérant dans lequel l’avant-garde musicale invente l’opéra. La musique est désormais au service des passions de l’âme, elle puise  dans la musique populaire, la danse, et fait de poèmes des drames-miniatures rivalisant d’inventions formelles et de modernité, allant souvent plus loin que ce que se permettra la forme opératique.  Parmi les grands compositeurs de madrigaux, on compte Marenzio, Gesualdo et bien sûr Monteverdi. D’autres moins connus ont cependant produit des merveilles tels que Marini, Pallaviccino et Rossi. Pour répondre aux histoires de la chambre obscure, les chanteurs des Cris de Paris, également instrumentistes (cor, violon, basson, hautbois, violoncelle…) usent de ce répertoire comme d’une palette, insérant tantôt des madrigaux entiers, tantôt laissant paraître dans leurs fragments le passage du temps et du silence.
­Geoffroy Jourdain

LISTE DES MADRIGAUX
Claudio Monteverdi (1567-1643)  
Non m’è grave il morire – extrait
Si ch’io vorrei morire
T’amo mia vita – extrait
A Dio Florida bella – extrait
Zefiro torna
Interrotte speranze – extrait
Ardo e scoprir – extrait

Luca Marenzio (1553-1599)
Baci affamati

Benedetto Pallavicino (ca.1550-1601)
A poco a poco

Carlo Gesualdo (1566-1613)
Mercè grido piangendo – extrait
Già piansi nel dolore

Michelangelo Rossi (ca. 1601-1656)
Or che la notte (prima parte)
Toccata settima – extrait

Biagio Marini (1594-1663)
Pretirata opus 22

Benjamin Lazar

Benjamin LazarMetteur en scène et comédien, Benjamin Lazar lie la musique et le théâtre depuis ses premiers spectacles. En 2004, sa mise en scène du Bourgeois Gentilhomme, dans la production du Poème Harmonique, incluant tous les intermèdes et ballets de Lully, rencontre un très grand succès public et critique. En 2006, il fonde sa compagnie Le Théâtre de l’Incrédule. Il y crée notamment L’Autre Monde ou les États et Empires de la Lune d’après Cyrano de Bergerac, Les Amours tragiques de Pyrame et Thisbé de Théophile de Viau, Cachafaz de Strasnoy, Pantagruel de Rabelais avec Olivier Martin-Salvan, Le Dibbouk ou entre deux mondes de Shalom An-Ski, Traviata / Vous méritez un avenir meilleur d’après l’œuvre de Verdi,  Phaéton de Lully avec le Poème Harmonique.

Geoffroy Jourdain

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Geoffroy Jourdain s’implique très tôt dans la direction d’ensembles vocaux et fonde, alors qu’il est encore étudiant, Les Cris de Paris. D’abord conçu comme un chœur de chambre, cet ensemble est rapidement reconnu pour l’audace de son projet artistique et son investissement en faveur de la création contemporaine. Au gré de projets de création novateurs, en s’associant à des metteurs en scène, des comédiens, des chorégraphes, des plasticiens, Les Cris de Paris se transforment  progressivement en une compagnie polymorphe dédiée à l’art vocal. De l’ensemble vocal soliste aux effectifs associant chœurs et orchestre, Geoffroy Jourdain écrit avec Les Cris de Paris un parcours singulier dans le paysage musical français et international, explorant avec la même exigence enthousiaste le répertoire baroque, la musique contemporaine ou les traditions orales.

technique

Montage à J – 1
Démontage à l’issue de la dernière représentation
17 personnes en tournée (11 interprètes)
Durée 1h35