Les œuvres

ENTAILLES

Wilson Trouvé, plasticien

Île aux fagots

© Yann Monel

L’œuvre

Renvoyer au paysage à travers des gestes simples, voilà l’essence de la philosophie du plasticien Wilson Trouvé : depuis 2010, l’artiste radicalise sa pratique à des interventions minimales, en intégrant des miroirs dans ses œuvres. Telles des entailles, une trentaine de lignes coupent le paysage : le dispositif est simple, des barres d’acier, tubes creux de cinq centimètres de large, sur lesquelles sont fixées de fines bandes de plexi-miroir. Plantées dans le sol, ces lignes verticales, hautes de trois mètres, modifient taille de l’espace et profondeur du champ, introduisant un rythme dans l’environnement naturel. Selon l’inclinaison des plans et des lignes, elles renvoient des fragments de ciel, de bois, d’eau : ces images s’impriment à hauteur de regard et modifient le lieu autant qu’elles le révèlent. Un peu à la manière d’un collage ou d’un photo-montage, ces ajouts de nature, prélevés au hasard des reflets, proposent au promeneur d’expérimenter d’autres points de vue que l’habituelle promenade. Travail de composition réfléchi et réfléchissant, ils renouvellent le regard du promeneur sur les Hortillonnages, en un véritable appel à la découverte et à la déambulation.

L’artiste

Né en 1980, Wilson Trouvé vit et travaille à Bruxelles depuis 2014. Diplômé de la Villa Arson en 2003, ce plasticien se distingue par sa pratique protéiforme et pluridisciplinaire. Installées en extérieur, ses œuvres se démarquent par leur questionnement sur le paysage et la ligne. Son intervention prolonge ici ses recherches sur la lumière, débutées dans le cadre du festival Art dans les Chapelles en 2012.